On dit que le climat aide grandement au succès d’une manifestation en particulier quand celle-ci se déroule à l’extérieur et que le soleil est omniprésent toute la semaine. Ce fut le cas pour cette 87ème semaine internationale de cyclotourisme qui s’est déroulée à Château Gontier en Mayenne du 2 aout au 8 aout 2026.
Nous étions 7000 cyclos à sillonner les petites routes de ce département 53, davantage les matins que les après-midis car la chaleur a été présente toute la semaine durant. Nous partions en maillot et cuissard, le coup vent est resté dans la sacoche. En revanche, les gourdes étaient obligatoires pour étancher cette soif incessante.
4 à 5 parcours étaient proposés tous les jours sauf le jeudi ou le pique-nique est de tradition et
seul deux parcours de 62 et 72 kms sont au programme. Le cycliste reste libre de suivre les parcours proposés ou de diverger s’il a envie de visiter un monument qui n’est pas au programme.
De nombreux vélos se rassemblent les matins au « point zéro » km qui se situe au village fédéral et c’est le départ pour suivre les itinéraires indiqués sur les petites cartes remises lors de l’inscription ou de suivre les étiquettes signalées et collées sur la route, de couleur différente chaque jour.
C’est impressionnant tous ces cyclistes qui s’élancent ou qui se regroupent lors d’un feu rouge ou
d’un croisement et c’est très étonnant aussi de pouvoir ensuite rouler à son rythme et ne voir
presque plus personne. Chacun scrute les endroits à visiter et de nouveaux, on retrouve des
centaines de vélos aux mêmes endroits. Il n’est pas rare alors de retrouver les amis sur ces lieux à visiter : Eglise à Molières, château de Sablé-sur-Sarthe, Abbaye de Solesmes, Eglise St Pierre à Saulges, ou carrément dans les villages de caractères comme Sainte Suzanne, Saint-Denis d’Anjou.
Il est des endroits tellement beaux que l’on préfère limiter les kilomètres pour mieux les visiter, c’est le cas pour Cossé le Vivien où un artiste Robert Tatin a installé ses sculptures à ciel ouvert mais également ses peintures dans un musée construit sur sa propriété.
Chaque cycliste roule selon ses envies, certains « tracent » en faisant les plus grands itinéraires
de 160 km, le nez dans le guidon alors que d’autres prennent le temps d’admirer la campagne même si celle-ci est bien asséchée cette année. La canicule sévit aussi dans ce département plus proche de l’océan que l’Est de la France et les champs sont tristes de paille jaune. Les bords de route habituellement verdis par les fougères sont bruns et jaunes comme en automne.
Après ces beaux parcours en pétales autour de Château Gontier, tout le monde se retrouve à siroter un cidre, une bière ou un sirop au village fédéral ou au camping. Celui-ci a accueilli plus de 2000 campeurs sur un seul terrain, la convivialité est de mise, nous y sommes passés en soirée où le silence régnait voir quelques chuchotements. Le respect est de rigueur « le bien vivre ensemble, dira-t-on.
Décidément cette 87ème organisation peut être fière du travail de ses 1500 bénévoles qui nous ont accueilli avec le sourire et toujours avec un petit mot de gentillesse. Sans parler de tous ces hébergeurs à qui on a donné le virus du vélo. Les nôtres envisagent de participer à la prochaine SF qui aura lieu en 2028 (rien en 2027) à Redon (35-Ille et Vilaine).
Mais qu’on se le dise, faire du vélo musculaire, du vélo électrique du VTT, du gravel… tout est plus beau en vélo.





Texte et photos : Patricia LE GOAVEC